La chasse à l'ours et à la vache
La magie : entre le possible et l'incroyable
Embrasse la vache ! est une espèce de fabulette naïve et simplette servie par de grands dessins accessibles, lumineux et colorés. Les pleines pages franches et douces de Will Hillenbrand se calent à cette histoire tendre et un peu désuette, et en dégagent une grande harmonie. L'histoire assez convenue, est celle d'une petite fille obstinée qui veut bien s'essayer à la magie que recèle une vache, mais sans en payer le prix, par pur a-priori. Comme tant d'autres, elle finira, poussée par sa mère, ses innombrables frères et soeurs et sa curiosité, par reconnaître son tort. Pourtant, ce n'est pas la morale de l'histoire qui est séduisante ici, mais peut-être plus cette fausse magie qui l'entoure. Les enfants, confrontés à cette histoire un peu rustique et naturelle, se demandent s'ils font vraiment face à quelque chose de magique. Le pas à franchir n'est pas rebutant (il faut embrasser la vache), juste un peu impressionnant. A croire que traire une vache, l'embrasser, se situe entre le possible et l'incroyable ! Le fait que cet univers ne soit plus celui de nos enfants, rend le doute possible et créé un espace où la magie peut prendre corps. La comptine agit alors comme une formule envoutante, la recette du sortilège.
La chasse à l'ours raconte l'histoire d'une famille qui a décidé de partir à la chasse à l'ours, inconsciente des risques. Elle traverse des épreuves de plus en plus difficiles, comme autant d'obstacles que la nature leur donne à franchir, sans se décourager dans l'adversité, mais continuant à chanter la ritournelle qui les encourage. Jusqu'à ce qu'ils rencontrent vraiment l'ours et que leur vantardise et leur insousiance tombe comme leurs illustions, le temps d'une course folle pour rentrer jusque chez eux, jusque sous la couette chaude du lit, bien protégé des dangers de l'ours. La poésie très décidée de Michael Rosen, alliée aux crayonnés aquarellés d'Helen Oxenbury créé une harmonie assez douce, servit par un sens de la narration, textuel et graphique, qui donne un véritable rythme à cet album. Une alternance de pages qui donne à l'ensemble un dynamisme qui fonde certainement le succès - mérité - de ce titre. Pour commander ces livres :
- La chasse à l'ours, de Michael Rosen et Helen Oxenbury, L'Ecole des loisirs, Kaléidoscope, 40 pages, 13,60 euros, ISBN : 978-2877671996 - Amazon.fr - Fnac.com. Existe aussi au format poche, 5,5 euros, ISBN : 2211051014 - Fnac.com. Et en version animée, 19 euros, ISBN : 2877675009 - Fnac.com.
- Embrasse la vache ! de Phyllis Root (texte) et Will Hillenbrand (dessins), Ecole des loisirs, Pastel, 2001, 28 p., 12 euros, ISBN : 978-2211060455. - Amazon.fr - Fnac.com
Mots clefs : 10-20euros - Mixte - Animaux - Comptine - Petits
Par hubertguillaud
| 16/01/2008 00:10
| Chef d'oeuvre
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un commentaire
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Il faut donc dire plus qu'un mot des magnifiques "
Comme toute série, il y a des hauts et des bas. Force est de reconnaître que les dernières réalisations sont bien plus accomplies que les premières. Je vous recommanderais singulièrement A l'ombre du flamboyant (un recueil de 30 chansons et comptines créoles, absolument fantastiques), les Comptines et berceuses du baobab (pour l'Afrique, très fortes également), A l'ombre de l'olivier pour le Maghreb et les Comptines et chansons du papagaio pour les chansons brésiliennes et portugaises. Contrairement au reste de la collection, qui traite les comptines et chansons sur un mode plus classique, ces quatres titres-là ont une orchestration plus originale et moins "gnangnan". On dépasse enfin la guitare, les 2 chanteurs et la chorale d'enfants traditionnelle pour laisser libre place à des vrais artistes ! Ouf ! C'est pas trop tôt. 
PS : Pourtant, malgré toutes les qualités des Comptines et chansons du papagaio, en matière de musique brésilienne pour les enfants, nous avons trouvé mieux. Ne vous fiez pas à cette affreuse pochette désuette, courrez vous régaler de ces Sambalelê là. Le choix des comptines et chansons est assez proche de celui des éditions Didier, mais l'orchestration y est plus rythmée et balancée. Plus "brésilienne" à mon goût. Bien sûr, force est de constater que l'édition de ce disque est à la limite de l'indigence. Il faudrait mettre le Cd des Sambalelê dans le livre-disque de Didier ! Essayez en magasin, en ligne j'ai bien peur que ce ne soit impossible. :)
Vous connaissez déjà tous le merveilleux film d'

Les Aventures des souris des quatre saisons est un recueil extraordinaire. Tout d'abord, c'est avant tout une plongée dans un univers très classique et très British. Ciselé de petits dessins pastels gorgés de détails et de pleines pages tout aussi envoûtantes, ce recueil vous fait entrer dans un univers incroyable de petites souris gourmandes aux noms de biscuits anglais. Les illustrations enveloppées de multiples
Composé de huit formidables histoires, toutes aussi enchanteresses les unes que les autres, le recueil retrace la grande saga de cette petite communauté miniature que sont les souris du Buisson aux mûres. Les récits illustrent les grands moments de la vie de cette micro-société, un peu comme un feuilleton dont on ne voudrait jamais voir arriver la fin : anniversaires, pic-niques, fêtes, mariages, expéditions aventureuses... tout en se concentrant autour de quelques personnages très attachants, comme les jeunes Wilfred
Les histoires sont copieuses et jouent sur des registres de sentiments très différents. Autant dire que cette diversité participe également de l'émerveillement que distille la qualité des "miniatures" de Jill 

